09.10.2009

L'auto entrepreneuriat est (à mon goût) sans doute l’une des meilleures innovations politique de la cinquième !

 autoentrepreneur.jpg                                                                                                                                                        Pourtant c'est loin d'être nouveau. En effet, plusieurs siècles avant Jésus Christ mais bien après les constructions des pyramides, les meilleurs artisans de la Place de la Vérité (à Thèbes en Egypte) et qui avaient l'honneur de bâtir les tombes des pharaons ainsi que leurs temples des millions d'années, les sépultures des reines ou de certains hauts dignitaires, avaient déjà des droits sociaux
 qui limitaient leur temps de travail pour le pharaon à (environ) une cinquantaine d'heures par semaine. Le temps libre qui leur était accordé était accompagné d’un privilège leur permettant d'exercer leur art, pendant ces périodes de repos et pour leur propre compte. J’ajoute que le fisc de l’époque (et oui, ça non plus ça n’est pas une innovation) n’avait pas le droit de venir prélever un impôt sur leurs créations. Ces artisans pouvaient ainsi considérablement améliorer leur ordinaire car seuls les notables du pays avaient les moyens de s’offrir leurs services. L’histoire nous offre bon nombre de ces exemples comme encore,
les compagnons du tour de France qui profitaient des haltes qui parsemaient leur périples pour offrir leurs services à ceux qui en avaient besoin.
 C’est une belle leçon que nous donne l’histoire car on constate que ce qui fonctionnait très bien dans l’antiquité fonctionne toujours aussi bien aujourd’hui.
Rappelons-nous que la république ne date pas de la révolution française mais bien de l’antiquité.
 Bien sûr qu’il est aisé de se laisser porter par la force de son pays en profitant des facilités que la nation octroie à ceux qui en ont vraiment besoin alors qu’on a le potentiel pour aider les autres plutôt que de se faire aider. 
  N’est-ce pas plus agréable de savoir que par ses propres efforts il est possible non seulement d’améliorer le bien être de sa famille mais également de créer de la richesse pour aider son pays à reconquérir son exemplarité et à porter les valeurs qui nous sont chères comme l’égalité, la fraternité et surtout la liberté.
 Lorsqu’un communiste ou un socialiste essayera de vous convaincre que l’auto entrepreneuriat sonne le glas des artisans parce que ça leur fait de la concurrence déloyale, racontez leur cette histoire et dites leur que ça n’est pas la fin de l’artisanat, bien au contraire, c’est plutôt sa renaissance car la passion qui demeure en chacun de nous, pourra toujours rendre service à d’autres tout en nous permettant de nous épanouir. 
  L'auto entreprenariat c’est la chance que nous offre notre pays de ne plus travailler uniquement pour survivre mais plutôt pour se faire plaisir et pour faire plaisir aux autres. Et qui sait si cette activité annexe ne réveillera pas l’entrepreneur qui sommeille en chacun de nous qui sera capable de donner du travail à plusieurs de ses concitoyens. En tous les cas, les statistiques qui accompagnent l’émergence de cette tendance sont claire, le nombre de créations d’entreprises augmente de  façon significative depuis que ce statut a été adopté.

 Faisons de l’ile de France qui a un si grand potentiel, le fer de lance de cette nouvelle arme dont nous a doté le gouvernement et la représentation nationale.

 Laurent Jordi

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28.04.2008

Sakozy : des réformes nécessaires et cohérentes

Depuis quelques mois l’opinion publique a été quelque peu  désorientée par la manière de gouverner, voire de se comporter de Nicolas Sarkozy, troublée devant la multiplicité des réformes et un certain « désordre » gouvernemental  et déçue de ne pas constater  des résultats immédiats de la politique mise en oeuvre.  L’objectif de l’entretien télévisé d’hier soir était, pour le Président de la République, de répondre  à ces trois malaises, en affichant une attitude plus sereine, en   expliquant et en clarifiant  sa politique, en la remettant en perspective, afin d’en montrer la cohérence et sa capacité à donner des résultats sur le long terme.

Je n’insisterai pas sur l’attitude et le ton, salués par les commentateurs, d’un Président plus sobre, réfléchi, admettant des erreurs, et montrant qu’il habite mieux sa fonction, conscient de ses responsabilités et soucieux de les remplir sans faiblesse. Le changement, constaté depuis plusieurs semaines maintenant, se confirme…même s’il faudra encore du temps et d’autres manifestations pour en convaincre totalement les Français.

Sur le fond, il a d’abord rappelé une évidence que les observateurs de bonne foi ne peuvent manquer de constater, même si elle est la plupart du temps volontairement occultée : depuis l’élection présidentielle, l’environnement international a changé et la crise des subprimes, le doublement du coût du pétrole, l’envolée des prix des matières premières comme la faiblesse du dollar, rendent les choses plus difficiles, limitent les marges de manoeuvres et retardent les résultats positifs.

Dans ce contexte, derrière lequel il ne se réfugie pas mais qu’il ne peut manquer de signaler, le paquet fiscal apparaît comme un élément plutôt positif, même s‘il a été fort mal présenté. Profitant pour plus des  quatre cinquièmes de son montant aux ouvriers et employés, il a pour partie contribué à éviter l’écroulement de  la consommation et  de la croissance comme l’aggravation de la baisse du pouvoir d’achat dans cette période difficile (et relativement plus difficile pour les autres nations européennes que pour nous).

Le Président a  confirmé que sa politique de réforme continuerait, voire serait accélérée, car elle était la solution pour répondre aux problèmes de la France, et aux attentes des Français. Les changement structurels n’ont pas été réalisés par les gouvernements précédents, sans doute parce qu’ils étaient difficiles, mais le retard apporté à leur réalisation, s’il  en augmente la difficulté,  les rend encore plus nécessaires et plus urgents. Les 55 réformes déjà entreprises seront poursuivies et prolongées par de nouvelles.  Toutes se tiennent et de la réforme de l’éducation à celles pour l’emploi et au RSA, de la limitation des dépenses publiques à la recherche d’efficacité des services publics ….ces réformes forment un tout équilibré et  cohérent dont la réalisation exige une certaine simultanéité.

Dans cet ensemble quelques points forts ont été mis en évidence : outre la confirmation bienvenue de la généralisation du RSA (mais le flou sur son financement n’a pas été dissipé), c’est le renforcement de  l’action en faveur du pouvoir d’achat qui passe par    l’augmentation des petites retraites,   le développement et la généralisation de « l’intéressement » des salariés aux résultats des entreprises,  l’assurance de conditionner les  aides aux entreprises à l’existence de négociations salariales, mais aussi la loi  de modernisation économique qui doit permettre, notamment par une extension de la concurrence, une baisse des prix à la consommation.

Rendant hommage à l’action des syndicats, le Président a confirmé sa volonté de poursuivre, dans la concertation mais sans faiblesse les réformes essentielles pour l’avenir que sont celles de l’école, des retraites, de l’assurance chômage,  de l’emploi des seniors,  de l’allègement de l’administration.  Il a confirmé son attitude faite de fermeté relativement compréhensive vis-à-vis des « sans papiers »  qui s’intègre dans sa politique « d’immigration choisie », sa position vis-à-vis de la Chine, en cohérence   avec sa constante volonté de dialogue, avec ses choix de politique étrangère qui permettent à  la France, en Europe et dans le monde,  de jouer  à nouveau le rôle utile et largement attendu auquel elle avait quelque peu renoncé.

 Ce long entretien dense, sérieux, avec des journalistes sans complaisance, a permis au Président de  mettre en évidence  la clarté de ses objectifs et la  cohérence de la politique qu’il suit avec le gouvernement de François Fillon. Permettra-t-il un retournement de l’opinion ? Sans doute pas. Le trouble ou la déception des Français sont trop ancrés pour être balayés par une simple émission de télévision même assez réussie.   Mais c’est un jalon posé,  c’est une étape, sans doute importante, dans la longue marche entreprise par Nicolas Sarkozy pour reconquérir l’opinion et obtenir son soutien dans la politique de réforme ambitieuse qui est la sienne et  dont le succès conditionne, affirme- t-il, celui de la France.

Marc d’Héré

Président d’Initiative Européenne et Sociale    

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