16.05.2008

Croissance en 2007 : +2.2%, un signe fort pour notre Ministre Christine Lagarde

Bonjour,

583231487.jpgSelon les statistiques publiées aujourd’hui par l’INSEE, la croissance économique en France a atteint +2,2% en 2007 et +0,6% au 1er trimestre 2008.  

Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, se réjouit de ces performances tout à fait remarquables de la croissance française. Elles confirment pleinement ses prévisions d’une croissance en 2007 comprise dans une fourchette de 2,0%–2½%, cohérente avec la vigueur des emplois créés (+328.000 en 2007).

Christine LAGARDE se félicite de la résistance remarquable de notre économie au 1er trimestre 2008, et en particulier de la vigueur des investissements (+1,8%, après +1,2% au 4ème trimestre 2007) qui confirme le très bon moral des entrepreneurs. Au 1er trimestre, la demande intérieure totale progresse de +0,4% (après +0,0% au 4ème trimestre 2007), signe que les fondamentaux de notre économie sont solides. Cette performance a été soutenue, comme le soulignent les analyses des experts internationaux, par les effets sur l’économie des mesures prises dans le cadre de la loi du 21 août 2007 et par le triplement du crédit d’impôt-recherche inclus dans la Loi de Finances pour 2008, qui permettent d’amortir au bon moment les influences défavorables d’un environnement international dominé par l’envolée du prix du pétrole et du cours de l’euro.

Christine LAGARDE constate par ailleurs que l’acquis de croissance constaté à la fin du 1er trimestre 2008 atteint d’ores et déjà 1,4%, soit un niveau parfaitement cohérent avec la prévision officielle de croissance pour 2008 (i.e., entre 1,7% et 2,0%).

Christine LAGARDE tient à souligner qu’à l’évidence, ces chiffres incitent plus que jamais à une confiance raisonnée dans la solidité de l’économie française, bien davantage qu’à des analyses pessimistes qui sont jusqu’ici restées sans influence sur les entrepreneurs français.

Christine LAGARDE poursuivra son action en faveur de la croissance et de l’emploi grâce à une politique en faveur des demandeurs d’emploi, de la concurrence au service du pouvoir d’achat du consommateur, et de la compétitivité des entreprises.

 

28.04.2008

Sakozy : des réformes nécessaires et cohérentes

Depuis quelques mois l’opinion publique a été quelque peu  désorientée par la manière de gouverner, voire de se comporter de Nicolas Sarkozy, troublée devant la multiplicité des réformes et un certain « désordre » gouvernemental  et déçue de ne pas constater  des résultats immédiats de la politique mise en oeuvre.  L’objectif de l’entretien télévisé d’hier soir était, pour le Président de la République, de répondre  à ces trois malaises, en affichant une attitude plus sereine, en   expliquant et en clarifiant  sa politique, en la remettant en perspective, afin d’en montrer la cohérence et sa capacité à donner des résultats sur le long terme.

Je n’insisterai pas sur l’attitude et le ton, salués par les commentateurs, d’un Président plus sobre, réfléchi, admettant des erreurs, et montrant qu’il habite mieux sa fonction, conscient de ses responsabilités et soucieux de les remplir sans faiblesse. Le changement, constaté depuis plusieurs semaines maintenant, se confirme…même s’il faudra encore du temps et d’autres manifestations pour en convaincre totalement les Français.

Sur le fond, il a d’abord rappelé une évidence que les observateurs de bonne foi ne peuvent manquer de constater, même si elle est la plupart du temps volontairement occultée : depuis l’élection présidentielle, l’environnement international a changé et la crise des subprimes, le doublement du coût du pétrole, l’envolée des prix des matières premières comme la faiblesse du dollar, rendent les choses plus difficiles, limitent les marges de manoeuvres et retardent les résultats positifs.

Dans ce contexte, derrière lequel il ne se réfugie pas mais qu’il ne peut manquer de signaler, le paquet fiscal apparaît comme un élément plutôt positif, même s‘il a été fort mal présenté. Profitant pour plus des  quatre cinquièmes de son montant aux ouvriers et employés, il a pour partie contribué à éviter l’écroulement de  la consommation et  de la croissance comme l’aggravation de la baisse du pouvoir d’achat dans cette période difficile (et relativement plus difficile pour les autres nations européennes que pour nous).

Le Président a  confirmé que sa politique de réforme continuerait, voire serait accélérée, car elle était la solution pour répondre aux problèmes de la France, et aux attentes des Français. Les changement structurels n’ont pas été réalisés par les gouvernements précédents, sans doute parce qu’ils étaient difficiles, mais le retard apporté à leur réalisation, s’il  en augmente la difficulté,  les rend encore plus nécessaires et plus urgents. Les 55 réformes déjà entreprises seront poursuivies et prolongées par de nouvelles.  Toutes se tiennent et de la réforme de l’éducation à celles pour l’emploi et au RSA, de la limitation des dépenses publiques à la recherche d’efficacité des services publics ….ces réformes forment un tout équilibré et  cohérent dont la réalisation exige une certaine simultanéité.

Dans cet ensemble quelques points forts ont été mis en évidence : outre la confirmation bienvenue de la généralisation du RSA (mais le flou sur son financement n’a pas été dissipé), c’est le renforcement de  l’action en faveur du pouvoir d’achat qui passe par    l’augmentation des petites retraites,   le développement et la généralisation de « l’intéressement » des salariés aux résultats des entreprises,  l’assurance de conditionner les  aides aux entreprises à l’existence de négociations salariales, mais aussi la loi  de modernisation économique qui doit permettre, notamment par une extension de la concurrence, une baisse des prix à la consommation.

Rendant hommage à l’action des syndicats, le Président a confirmé sa volonté de poursuivre, dans la concertation mais sans faiblesse les réformes essentielles pour l’avenir que sont celles de l’école, des retraites, de l’assurance chômage,  de l’emploi des seniors,  de l’allègement de l’administration.  Il a confirmé son attitude faite de fermeté relativement compréhensive vis-à-vis des « sans papiers »  qui s’intègre dans sa politique « d’immigration choisie », sa position vis-à-vis de la Chine, en cohérence   avec sa constante volonté de dialogue, avec ses choix de politique étrangère qui permettent à  la France, en Europe et dans le monde,  de jouer  à nouveau le rôle utile et largement attendu auquel elle avait quelque peu renoncé.

 Ce long entretien dense, sérieux, avec des journalistes sans complaisance, a permis au Président de  mettre en évidence  la clarté de ses objectifs et la  cohérence de la politique qu’il suit avec le gouvernement de François Fillon. Permettra-t-il un retournement de l’opinion ? Sans doute pas. Le trouble ou la déception des Français sont trop ancrés pour être balayés par une simple émission de télévision même assez réussie.   Mais c’est un jalon posé,  c’est une étape, sans doute importante, dans la longue marche entreprise par Nicolas Sarkozy pour reconquérir l’opinion et obtenir son soutien dans la politique de réforme ambitieuse qui est la sienne et  dont le succès conditionne, affirme- t-il, celui de la France.

Marc d’Héré

Président d’Initiative Européenne et Sociale