04.05.2008

Service minimum : une loi pour les travailleurs...

878483130.jpgGerard Aschieri, secrétaire général de la FSU, denonce dans le Journal du Dimanche du 4 mai 2008, la loi sur le service minimum dans le primaire, en accusant le gouvernement d'avoir réalisé cette réforme pour sa majorité. Mais de quelle majorité sont les travailleurs de ce pays. Sont-ils de Gauche ou de Droite. Doit on être l'otage de certains quand les mêmes ont un travail garanti toute l'année et une retraite à la fin de leur vie.

Je ne le crois pas...

 Cette loi est réformatrice et universelle car elle touche tous les parents qui subissent ces grèves à répétition dont nous avons tous subi les désagréements. Qui n'a pas en effet entendu son enfant rentrer de l'école et dire : "Papa, Maman, notre professeur était en grève" ou qui n'a pas été à l'école sans savoir un jour de grève si le professeur était là. Que dire des enfants, qui subissent eux aussi ces grèves en ayant un jour de cours de moins, ne comprenant pas les raisons de cette absence.

 Le 24 janvier, 2023 communes sur les 22000 ayant une école ont mis en place le SMA soit 10%. L'objectif est bien sûr de faire mieux en expliquant encore et encore le dispositif et notamment les aides apportées par l'état en terme financier pour la garde des enfants. Ce dispositif qui, je le rappelle, est expérimental aboutira à une discussion, qui si elle n'arrive pas à un compromis, aboutira à la généralisation du SMA par la loi.534929.jpg

 La France doit se réformer et sortir de ces vieux carcans idéologiques qui tiennent notre pays en échec sur nombre de points. La plupart des français tiennent à notre système mais souhaite les réformes. Seul certains, conservateurs, arc-bouttés sur leurs avantages acquis ne veulent pas de ces changements dont nous tous, travailleurs, avont besoin.

Alexandre Bouchy ( Resp des Jeunes Actifs - Paris )

27.09.2007

La réforme du BAC : est-ce vraiment une priorité ?

Reformer notre système éducatif est une priorité pour notre pays. Concernant les réformes à engager, il n’y a que l’embarras du choix pour le gouvernement. Cependant commencer par une proposition de modification du baccalauréat me parait être une grande erreur ! Le baccalauréat est, selon moi, un des rares éléments à ne pas modifier. Il est national, d’un niveau relativement élevé et apparaît convenir à nos lycéens qui montent au créneau dès que l’on menace d’y toucher. Alors pourquoi mettre le feu au poudre inutilement ?

Le contrôle continu enlèverait l’égalité entre lycéens et lycée. La différence de niveau entre lycées et la subjectivité des professeurs à l’égard de leur élèves remettraient en cause les évaluations : on ne pourrait plus parler d’examen national, ni d’objectivité et d’anonymat.

Une des justifications au remaniement du baccalauréat est la prédominance des filières scientifiques sur les littéraires. Il est vrai que les baccalauréats scientifiques sont plus prisés, mais le gouvernement s’est-il demandé pourquoi ?

 

De mon avis, la première réforme pour le lycée et l’enseignement supérieur  est le rapprochement du monde étudiant et de l’entreprise (espérons que l’autonomie des facultés jouera dans ce sens !). L’enseignement reste trop déconnecté du monde de l’entreprise. Au niveau des facultés, c’est impardonnable et préjudiciable pour les étudiants qui souvent n’effectuent leur premier stage qu’en cinquième année (DESS). Au niveau du lycée, il serait bon de penser à des stages d’observation qui ouvriraient les lycéens au monde de l’entreprise et du travail. Il ne faut pas s’étonner si tant de lycéens rencontrent des difficultés à s’orienter après la classe de seconde, car le monde du travail leur parait tellement flou. Et enfin si tant de lycéens choisissent les filières scientifiques, c’est aussi pour pouvoir reculer au plus loin l’échéance de choisir sa voie. En effet en choisissant la voix « royale », ils pourront toujours choisir au dernier moment leur orientation dans l’enseignement supérieur.

 

Au niveau du collège, on entend depuis des années que nos petits français ont le nombre d’heures de cours parmi le plus élevé d’Europe. Nous devrions nous rapprocher du système anglo-saxon qui développe et privilégie les activités sportives et artistiques l’après midi. Avec leur 2 heures d’ EPS par semaine, ils sont loin du compte.

 

Enfin l’apprentissage de l’anglais dès le CP comme les pays nordiques fait aussi partie, selon moi, des réformes utiles à l’amélioration de la qualité de l’enseignement français et à son adaptation au changement de la société et au monde du travail.

 

Valérie des Jeunes Actifs