11.01.2009
Commerce de proximité : à quand une politique volontariste ?
Une des raisons pour lesquelles nous avons choisi d’habiter le 12ème arrondissement est indéniablement son cadre de vie. La rue du Rendez-vous en est une bonne illustration. Pour que la qualité de vie du 12ème se développe, une politique volontariste d’aide au développement du commerce de proximité et de l’artisanat doit être mise en place.
Le problème majeur auquel doivent faire face les petits commerces est la concurrence de grands magasins et de grandes surfaces, qui offrent généralement des prix plus compétitifs. Les consommateurs préfèrent ainsi souvent faire de petites économies sur leurs achats quotidiens au détriment des petits commerces qui ne peuvent offrir des prix aussi avantageux que les grandes surfaces. Cependant, la disparition progressive des petits commerces engendre des coûts importants au long terme.
Le commerce de proximité joue en effet un rôle social primordial. La théorie du « Crime prevention through environmental design » (prévention de la délinquance par l’aménagement du milieu), qui date des années 60 et qui s’est fortement développée dans nombre de villes de par le monde au cours des dernières années, montre qu’un aménagement urbain adéquat, permettant aux résidents d’occuper le domaine public au maximum et de tisser des liens sociaux forts entre eux, réduit la délinquance. Le développement du commerce de proximité, par l’occupation de l’espace public qu’il génère, notamment en centre ville, réduit donc les coûts pour la société en termes de délinquance. 
Le commerce de proximité revendique aussi une culture et un savoir-faire générateurs d’emplois et de vocations. Alors que les grandes surfaces privilégient des emplois faiblement rémunérateurs et peu stimulant, les commerces de proximité attachent une plus grande importance au bien-être de leurs employés. La motivation et l’amour d’un véritable métier garantissent généralement un meilleur service de la part des petits commerces. Enfin, effectuer ses achats dans une petite boutique génère souvent moins de stress et une meilleure alimentation. Les consommateurs doivent ainsi être davantage conscients que le fait d’acheter une plus grande partie de leurs courses dans les commerces de leur quartier peut leur être bénéfique au long terme, tout en étant un acte citoyen fort.
Pour qu’il soit réellement plus avantageux d’effectuer ses achats dans des petits commerces, les consommateurs doivent être mieux informés des coûts engendrés à long terme par le délaissement de l’espace public. Ils doivent aussi se rendre compte que les prix affichés dans les petits commerces ne sont pas forcément aussi élevés qu’ils peuvent le penser. Pour cela, l’espace urbain doit être mieux aménagé afin de favoriser les espaces piétonniers et faciliter les zones de stationnement autour des espaces dédiés aux petits commerces, pour que les habitants, en passant devant leurs commerces plus fréquemment, trouvent un réel intérêt à y effectuer leurs achats.
D’autres initiatives mériteraient une plus grande attention, en particulier le microcrédit, qui permet à certains entrepreneurs de se lancer. La municipalité du 12ème pourrait aussi aider davantage les petits commerces à s’implanter, grâce à une bonne politique immobilière de la ville. Le 12ème pourrait être un centre de boutiques aux concepts novateurs. Le Cour de Vincennes pourrait ainsi devenir un réel centre commercial à ciel ouvert. La Mairie pourrait organiser la mise à disposition de bons d’achats financés par les entreprises du 12ème (banques, etc.), afin d’encourager les résidents à fréquenter davantage leur commerçants de quartier. Enfin, les zones à monoactivité sont utiles, puisqu’elles génèrent beaucoup de passage, mais elles ne doivent pas pour autant éliminer la présence des petits commerces. La zone de la rue Montgallet/rue de Charenton serait bien plus agréable si elle permettait aux commerces de proximité de mieux cohabiter avec les magasins de matériel électronique et informatique.
Espérons que ces quelques idées permettront de lancer un réel débat sur l’aide au commerce de proximité.
Anne Boring, Jeunes Actifs Paris 12
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10.09.2008
La polémique sur le financement du RSA est-elle justifiée ?
La création d’un nouveau prélèvement de 1,1% sur les revenus du capital pour financer le Revenu de Solidarité Active (RSA) suscite la polémique. Puisque chez les Jeunes Actifs nous aimons la polémique, voici quelques éléments pour alimenter le débat sur le financement du RSA.
Quels sont les principaux problèmes du financement du RSA ?
Un problème d’image
Les ménages acceptent mal l’idée de devoir payer un impôt supplémentaire, dans un contexte de ralentissement de l’activité économique et de baisse du moral des ménages français (l’indicateur résumé de l’opinion des ménages a chuté à -48 en juillet 2008, son plus bas niveau en plus de 20 ans, selon l’INSEE). Alors que les Français subissent la hausse des prix, l’idée même de devoir débourser encore un peu plus pour l’Etat n’a pas vraiment de quoi susciter l’enthousiasme, aussi peu élevé le nouveau prélèvement soit-il. Certains Français ont l’impression que l’on touche à leurs petites économies et ne comprennent pas qu’on les mette de nouveau à contribution. Ils ont même l’impression d’être toujours ceux que l’on met à contribution, d’autant que le bouclier fiscal est perçu (à tort) comme étant un cadeau aux plus riches.
Enfin, le RMI est censé être remplacé par le RSA. Beaucoup de Français s’interrogent sur la nécessité d’augmenter les prélèvements pour financer le RSA, alors qu’on leur explique que le RMI doit être supprimé car il coûte trop cher… Certes le RMI coûte cher parce qu’il faut le verser tous les mois à ceux qui y ont droit, mais surtout parce qu’il maintient une partie de la population sans emploi. Le RSA, au contraire, permet aux RMIstes de travailler et donc de créer de la richesse pour le pays. Il serait donc logique que l’imposition sur le capital disparaisse au bout de quelques temps, lorsque le RSA aura fait ses preuves et s’adressera de fait à moins de personnes, une grande partie ayant retrouvé un emploi. Or, le gouvernement ne garantie pas la disparition à terme de ce nouveau prélèvement.
Un problème de fond
Pour les libéraux, la création d’un nouveau prélèvement va forcément à l’encontre de l’idée de la politique économique qu’ils souhaiteraient voir appliquer. Au lieu d’augmenter les recettes par une hausse de l’imposition, ils privilégient une baisse des dépenses publiques, dans un pays qui affiche l’un des plus forts taux d’imposition de l’OCDE. De plus, ils voient d’un mauvais œil l’apparition d’une nouvelle taxe, car les nouveaux impôts commencent souvent par ne ponctionner que faiblement les ménages ou les entreprises, avant d’augmenter…
Enfin, ce nouveau prélèvement arrive au moment où la France devrait au contraire réduire ses impôts pour stimuler l’économie. Or, la France se retrouve face à ses contradictions en termes de politiques économiques menées jusqu’à l’élection de Nicolas Sarkozy. Le vrai problème dans lequel se trouve la France, et auquel elle doit faire face, c’est qu’elle doit mettre en place des politiques sociales coûteuses, à un moment où la croissance ralentit fortement, alors même qu’elle est proche de la limite des 3% de déficits budgétaires autorisés par l’Union européenne. Idéalement, la France aurait dû se laisser une marge de manœuvre en ne creusant pas son déficit lorsque la croissance était au rendez-vous. L’Etat ne devrait se servir de l’arme budgétaire que lorsque l’économie va mal, et ce, afin de relancer l’économie. Si l’Etat n’avait pas laissé filer son déficit lorsque tout allait bien, il n’aurait pas forcément eu à créer un nouveau prélèvement pour financer le RSA.
Les avantages du financement
Le problème est que l’Etat ne peut plus creuser son déficit et qu’il doit bien trouver un moyen de financer le RSA, une mesure bénéfique pour la croissance à moyen/long terme. Alors, où trouver l’argent ? Le travail est déjà suffisamment imposé. Continuer à taxer le travail reviendrait à freiner directement la consommation. La taxation du capital constitue plutôt un frein à l’investissement, mais le faible niveau de 1,1 % ne devrait pas avoir de grosses conséquences pour l’activité économique. Bien que les Français ne le perçoivent pas ainsi, il est vrai que le financement du RSA ne coûtera pas cher aux contribuables… tant que le taux reste bien à 1,1 % des revenus. Taxer le capital peut ainsi apparaître comme une réforme nécessaire de la politique fiscale.
Le financement du RSA par un prélèvement sur les revenus du capital peut donc apparaître comme étant un moindre mal. Cependant, d’autres formes d’imposition pourraient être envisagées. Par exemple, la France pourrait aligner sa politique fiscale sur celle des Etats-Unis concernant la taxation des nationaux résidant à l’étranger. En effet, la règle générale pour un Américain est qu’il doit payer des impôts sur ses revenus où qu’il soit dans le monde. Une telle mesure permettrait aussi peut être de contrebalancer l’image négative du bouclier fiscal.
Avec le RSA, l’Etat parie sur un effort fiscal aujourd’hui pour stimuler le marché du travail et l’économie dans un avenir proche. Il est important d’en trouver le bon financement pour que cette grande mesure de politique sociale reste gravée comme un véritable succès de la droite.
Anne Boring
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16.05.2008
Croissance en 2007 : +2.2%, un signe fort pour notre Ministre Christine Lagarde
Bonjour,
Selon les statistiques publiées aujourd’hui par l’INSEE, la croissance économique en France a atteint +2,2% en 2007 et +0,6% au 1er trimestre 2008.
Christine LAGARDE, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, se réjouit de ces performances tout à fait remarquables de la croissance française. Elles confirment pleinement ses prévisions d’une croissance en 2007 comprise dans une fourchette de 2,0%–2½%, cohérente avec la vigueur des emplois créés (+328.000 en 2007).
Christine LAGARDE se félicite de la résistance remarquable de notre économie au 1er trimestre 2008, et en particulier de la vigueur des investissements (+1,8%, après +1,2% au 4ème trimestre 2007) qui confirme le très bon moral des entrepreneurs. Au 1er trimestre, la demande intérieure totale progresse de +0,4% (après +0,0% au 4ème trimestre 2007), signe que les fondamentaux de notre économie sont solides. Cette performance a été soutenue, comme le soulignent les analyses des experts internationaux, par les effets sur l’économie des mesures prises dans le cadre de la loi du 21 août 2007 et par le triplement du crédit d’impôt-recherche inclus dans la Loi de Finances pour 2008, qui permettent d’amortir au bon moment les influences défavorables d’un environnement international dominé par l’envolée du prix du pétrole et du cours de l’euro.
Christine LAGARDE constate par ailleurs que l’acquis de croissance constaté à la fin du 1er trimestre 2008 atteint d’ores et déjà 1,4%, soit un niveau parfaitement cohérent avec la prévision officielle de croissance pour 2008 (i.e., entre 1,7% et 2,0%).
Christine LAGARDE tient à souligner qu’à l’évidence, ces chiffres incitent plus que jamais à une confiance raisonnée dans la solidité de l’économie française, bien davantage qu’à des analyses pessimistes qui sont jusqu’ici restées sans influence sur les entrepreneurs français.
Christine LAGARDE poursuivra son action en faveur de la croissance et de l’emploi grâce à une politique en faveur des demandeurs d’emploi, de la concurrence au service du pouvoir d’achat du consommateur, et de la compétitivité des entreprises.
00:35 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Chritine Lagarde réaffirme son appartenance et son attachement à notre arrondissment
Bonjour,
Nous étions plus de 150 membres de l'UMP, de la huitième circonscription, au chihuahua hier soir autour de Christine Lagarde, Roger Karoutchi et Jean François Lamour pour réaffirmer notre action à soutenir le Président de la République et le gouvernement dans la voie de la réforme. Au cours de ces entretiens, notre chef de file, notre Ministre de l'Économie, de l'industrie et de l'Emploi a réaffirmé son attachement et son appartenance au 12ème arrondissement de Paris. Les valeurs défendues par notre Ministre sont des valeurs que l'ensemble des membres de l'UMP partagent : le travail et l'esprit d'équipe. Il a été souligné la continuité de l'action des élus et des militants ces dernières années qui ont construits l'action de l'UMP dans notre arrondissement.
Aujourd'hui rassemblé derrière notre Ministre, il nous reste à concrétiser notre engagement par un travail de terrain et de défense des réformes proposées par le gouvernement. C'est tous ensemble que nous pourrons regagner notre arrondissement et notre circonscription et préparer la réforme la France.
Alexandre Bouchy
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| Tags : paris12, christine lagarde, ump, economie |
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27.04.2008
PSA ouvre une usine en France : la fatalité n'existe pas.
PSA a donc décidé d'ouvrir une usine en France et plus précisemment à Trémery en Moselle, site se trouvant à 12 km de l'usine qu'ArcelorMittal prévoit de fermer partiellement. L'annonce est donc importante, avec à la clef la création de 500 emplois industriels sur le bassin. Cette décision est justifiée par Christian Streiff, patron du groupe PSA, par la qualité de la main d'oeuvre et l'automatisation de la chaine de production.
On ne peut que se féliciter d'un tel investissement en France à l'heure où nombres d'entreprises françaises délocalisent leur usine de production dans les pays où la main d'oeuvre est moins chère. PSA marque ainsi sa volonté de garder une partie de son outil de production en France dans une industrie qui aujourd'hui est un grand pourvoyeur d'emplois directs et indirects, notamment à travers l'ensemble des entreprises sous-traitantes travaillant dans l'industrie automobile. Pour rappel l'industrie automobile française , ce sont 1000 entreprises, 500 000 salariés et plus de 50% du CA à l'export.
Les règles économiques mondiales changent et notre pays à travers les réformes en cours doivent permettre une plus grande flexibilité des salariés et continuer à innover et à former pour accroître notre compétitivité. Nous ne pourrons indéfiniment nous battre contre un coût de main d'oeuvre élevé sans une prise de conscience de l'ensemble des français sur leur choix en terme d'achat. C'est à chacun d'entre nous d'être un consommateur averti et aux entreprises françaises d'être citoyennes. C'est une des conditions pour que l'avenir de l'industrie française et de ses salariés puissent perdurer et créer une richesse dont la France a grand besoin.
Les nouvelles mesures en faveur de la revalorisation du travail nous permettront à terme d'améliorer notre compétitivité et la décision du groupe PSA doit être un indicateur qu'il n'y a pas de fatalité pour l'industrie française.
Alexandre Bouchy
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04.11.2007
Félicitations Mme Lagarde
Quelques lignes pour féliciter notre courageuse ministre de l’Économie Christine Lagarde. Face à la flambée des cours du pétrole cette dernière a incité les Français à prendre la voiture seulement quand cela est « vraiment utile ». Les Français « doivent se poser la question à chaque fois de savoir si vraiment il est utile d’utiliser son automobile ». Cette vision contraste nettement avec celle du « chèque transport » de Dominique de Villepin qui visait à nier la réalité de la hausse du pétrole à coup de subventions (payées bien évidemment par la dette donc par les générations futures).
Louons l’attitude responsable et responsabilisante de notre nouvelle ministre.
G.B
06:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : Lagarde, Pétrole, Economie |
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