28.01.2009

La Mairie prise en flagrant délit de défaut de solidarité !

 Nous publiions il y a quelques jours un article sur l’absence de sécurité dans le 12ème arrondissement de Paris en l’absence de salaison suffisante pendant la grande vague de froid.

L’hiver n’est pas terminé, nous ne pouvons exclure une nouvelle vague de grand froid risquant de mettre à nouveau en péril la survie de nombreux sans abris ayant trouvé de précaires refuges dans le bois de Vincennes ou ailleurs dans notre arrondissement, au pied de chez moi, au pied de chez vous.

sdf.jpg

Alors que fleurissent de multiples initiatives en tous genres aux quatre coins de Paris (pour la plupart provenant d’initiatives souvent associatives) afin d’être solidaires de  ces hommes et ces femmes qui vivent dans la rue, en allant voir le site de la Mairie du 12ème j’ai honte !

Alors que Madame le Maire et son équipe clamaient lors de leur campagne municipale à qui voulait l’entendre qu’elle était et serait le « Maire de la Proximité » comment ne pas blêmir à a lecture, sur le site internet de la Mairie, face à l’absence d’initiatives concrètes en faveur de ses hommes et ses femmes de la rue !

Force  est de surcroît de s’étonner dans cette petite rubrique qu’après s’être vaguement ému de la mort de deux sans abris dans le bois de Vincennes, l’auteur nous fasse un petit rappel législatif nous expliquant que les gens qui meurent dans la rue non ce n’est pas des la compétence du Maire d’arrondissement.

Lorsque l’on parle de la vie ou plutôt du risque de mort de nos concitoyens a-t-on le droit de se retrancher derrière un fallacieux motif de défaut de compétence pour ne pas être solidaire ?

Dans ce même article par un astucieux intitulé présentant le renforcement du dispositif sans abris « dans le  12ème arrondissement » ne fait que reprendre à son compte des initiatives provenant d’Emmaüs, du Samu social, des restaurants du cœurs et autres associations. Alors que la Mairie dispose de nombreux outils de communication tels que son site web, ses panneaux d’affichages, elle aurait facilement et à moindre frais pu faire un appel aux bénévoles, organiser des mises en relations entre les associations pour éviter des nouveaux drames, au lieu de cela elle a malheureusement préférer s’abstenir !

 

                                                                                                                                                                                                                                                                       F.G 

12.01.2009

La mairie du 12ème manque-t-elle de sel ?

piste cyclable av saint mandé.jpgJ’ai attendu 10 jours avant d’écrire cet article, laissant le temps aux services municipaux de réagir, mais voilà, peu de choses ont bougé…

 

 Cours de vincennes handicapé.JPG

 

Avez-vous remarqué ces congères et autres plaques de verglas sur nos rues et pistes cyclables ? Quelques exemples, prenez la rue Dagorno ou le cours de Vincennes, jamais salée, malgré les plaques qui se sont créées. Garez-vous et vous verrez que ça glisse et que les pare-chocs s’entrechoquent. Une autre exemple, la piste cyclable, avenue de Saint Mandé coté Cosy…essayez-la et votre Vélib devient luge, attention les dégâts…

 

 

 

 Mais outre la plaisanterie, on peut s’étonner du manque de réactivité de la mairie du 12ème face à de tels évènements météorologiques annoncés et qui durent. Que fait l’adjoint au maire chargé de la voirie ? Vie-t-il dans le 12 ème ou peut-être se ballade-t-il en crampons dans nos rues. Il est parfaitement inadmissible de laisser nos rues dans cet état alors que personnes piste cyclable nation.JPGâgées, jeunes mamans ou personnes à mobilité réduite sont si nombreuses dans notre arrondissement.

 rue dagorno.JPG

 

Une fois de plus, la mairie du 12ème ne peut réagir face aux évènements imprévus et ne peut gérer en professionnel ses rues, éléments clefs de la vie de nos concitoyens.

 

 

Heureusement, le redoux arrive.....

 

 

Alexandre Bouchy

09:52 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : paris12, mairie, froid, sel, municipale | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

11.01.2009

Commerce de proximité : à quand une politique volontariste ?

Une des raisons pour lesquelles nous avons choisi d’habiter le 12ème arrondissement est indéniablement son cadre de vie. La rue du Rendez-vous en est une bonne illustration. Pour que la qualité de vie du 12ème se développe, une politique volontariste d’aide au développement du commerce de proximité et de l’artisanat doit être mise en place.

Le problème majeur auquel doivent faire face les petits commerces est la concurrence de grands magasins et de grandes surfaces, qui offrent généralement des prix plus compétitifs. Les consommateurs préfèrent ainsi souvent faire de petites économies sur leurs achats quotidiens au détriment des petits commerces qui ne peuvent offrir des prix aussi avantageux que les grandes surfaces. Cependant, la disparition progressive des petits commerces engendre des coûts importants au long terme.

Le commerce de proximité joue en effet un rôle social primordial. La théorie du « Crime prevention through environmental design » (prévention de la délinquance par l’aménagement du milieu), qui date des années 60 et qui s’est fortement développée dans nombre de villes de par le monde au cours des dernières années, montre qu’un aménagement urbain adéquat, permettant aux résidents d’occuper le domaine public au maximum et de tisser des liens sociaux forts entre eux, réduit la délinquance. Le développement du commerce de proximité, par l’occupation de l’espace public qu’il génère, notamment en centre ville, réduit donc les coûts pour la société en termes de délinquance. 20080610petitcommerceinside.jpg

Le commerce de proximité revendique aussi une culture et un savoir-faire générateurs d’emplois et de vocations. Alors que les grandes surfaces privilégient des emplois faiblement rémunérateurs et peu stimulant, les commerces de proximité attachent une plus grande importance au bien-être de leurs employés. La motivation et l’amour d’un véritable métier garantissent généralement un meilleur service de la part des petits commerces. Enfin, effectuer ses achats dans une petite boutique génère souvent moins de stress et une meilleure alimentation. Les consommateurs doivent ainsi être davantage conscients que le fait d’acheter une plus grande partie de leurs courses dans les commerces de leur quartier peut leur être bénéfique au long terme, tout en étant un acte citoyen fort.

Pour qu’il soit réellement plus avantageux d’effectuer ses achats dans des petits commerces, les consommateurs doivent être mieux informés des coûts engendrés à long terme par le délaissement de l’espace public. Ils doivent aussi se rendre compte que les prix affichés dans les petits commerces ne sont pas forcément aussi élevés qu’ils peuvent le penser. Pour cela, l’espace urbain doit être mieux aménagé afin de favoriser les espaces piétonniers et faciliter les zones de stationnement autour des espaces dédiés aux petits commerces, pour que les habitants, en passant devant leurs commerces plus fréquemment, trouvent un réel intérêt à y effectuer leurs achats.

D’autres initiatives mériteraient une plus grande attention, en particulier le microcrédit, qui permet à certains entrepreneurs de se lancer. La municipalité du 12ème pourrait aussi aider davantage les petits commerces à s’implanter, grâce à une bonne politique immobilière de la ville. Le 12ème pourrait être un centre de boutiques aux concepts novateurs. Le Cour de Vincennes pourrait ainsi devenir un réel centre commercial à ciel ouvert. La Mairie pourrait organiser la mise à disposition de bons d’achats financés par les entreprises du 12ème (banques, etc.), afin d’encourager les résidents à fréquenter davantage leur commerçants de quartier. Enfin, les zones à monoactivité sont utiles, puisqu’elles génèrent beaucoup de passage, mais elles ne doivent pas pour autant éliminer la présence des petits commerces. La zone de la rue Montgallet/rue de Charenton serait bien plus agréable si elle permettait aux commerces de proximité de mieux cohabiter avec les magasins de matériel électronique et informatique.

Espérons que ces quelques idées permettront de lancer un réel débat sur l’aide au commerce de proximité.

Anne Boring, Jeunes Actifs Paris 12

08.01.2009

La politique du logement

Le logement n’en finit pas d’être une priorité pour les gouvernements successifs français.

 

Le plan de relance du Président de la République n’a pas failli à cette règle et replace une fois encore, le logement « à l’épicentre de la crise » en lui attribuant des crédits d’1,8 Md€ supplémentaires pour les deux prochaines années.


Pour enrayer la crise du logement, dont certains pourraient penser qu’elle était acyclique, le Président de la République a concentré son action sur le secteur social et intermédiaire avec un programme supplémentaire de construction de 70 000 logements, lancé pour la période 2009-2010. Ce programme s’ajoute aux 30 000 logements déjà mis sur le marché en Vefa (Vente en état futur d’achèvement) par les promoteurs immobiliers.

 

Cet effort pour le logement social est chiffré à 600 M€.


Sans surprise, le logement privé n’est pas oublié avec le doublement du prêt à taux zéro, une quotité du prêt qui passe à 30 % du prix du logement neuf et un niveau des plafonds de prix de logements augmenté.

 

 « Laisser s’accroître encore dans l’avenir le déséquilibre entre l’offre et la demande de logement serait catastrophique. Il faut donc par tous les moyens encourager la construction. Si la construction ralentit, l’écart déjà trop grand, se creusera encore davantage entre l’offre et le besoin de logements, ce qui empêchera les jeunes d’accéder à la propriété et même de se loger décemment » indique Nicolas Sarkozy.

 

Une enveloppe de 600 M€ est également avancée pour cette mesure qui ne fait pas l’unanimité.

 

En effet, le doublement du prêt à taux zéro pour le neuf va permettre de resolvabiliser les primo-accédants et de relancer la construction de maisons individuelles, mais sans l’extension à l’immobilier ancien, cette mesure n’aura que des effets limités. Les ménages modestes portant naturellement leur choix vers les logements anciens, lorsqu’ils s’orientent vers l’accession à la propriété. Par ailleurs,  la moitié du chiffre d’affaires des entreprises du bâtiment en France est fondée sur l’activité d’entretien et de rénovation des logements anciens.

 

Enfin, pour faciliter la tâche des promoteurs, les contraintes liées au droit de l’urbanisme seront temporairement assouplies. En effet, la durée de validité des permis de construire vient d’être allongée à 3 ans, le premier ministre vient d’officialiser la prorogation d’un an des permis de construire pour les projets en retard, propose de relever de 20 % les coefficients de densité pour les communes qui le souhaitent. La construction en mitoyenneté ou en contiguïté sur des terrains de taille suffisante pourra être aussi autorisée et enfin la prolongation du processus destiné aux communes qui manifestent leur intérêt pour acquérir des terrains publics mis à la vente.

Au bout du compte, on pourra se féliciter pour toutes ces mesures constructives au plan de relance pour le logement, décidées par le Président de la République. Mais tout cet engagement politique suffira t il à enrayer la spirale du ralentissement de la construction et de la baisse des transactions immobilières, sans l’application d’une réduction de la TVA ? Passer d’une taxation de 19,6% à 5,5% pour l’achat d’un logement neuf aurait été le réel booster à la situation du logement en France !!!

 

Laurent Thiery. Jeunes Actis Pais 12

10:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : logement, ump, crise, réforme | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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